La question de la connaissance a priori en sciences sociales : les points de vue de Simiand, Mises et Simmel

Résumé Les sciences sociales contemporaines se caractérisent par un abandon de la quête d’une véritable connaissance a priori non-relativiste. D’une part, les méthodes quantitatives et le positivisme méthodologique rejettent en général la possibilité de l’acquisition de ce type de savoir. D’autre part, les méthodes qualitatives et les approches herméneutiques, lorsqu’elles ne cherchent pas explicitement à obtenir des … Continuer la lecture de La question de la connaissance a priori en sciences sociales : les points de vue de Simiand, Mises et Simmel

Une théorie du langage peut-elle fonder les comparaisons interpersonnelles ? L’apport de Donald Davidson

Résumé L’apport de Davidson consiste à faire apparaître la connexion entre les comparaisons intrapersonnelles et les comparaisons interpersonnelles tout en insistant sur le processus d’imbrication et de détermination mutuelle qui existe entre ces deux types de comparaisons. Nous montrerons que le caractère éminemment social de la pensée et du langage nécessite de considérer la connaissance de « … Continuer la lecture de Une théorie du langage peut-elle fonder les comparaisons interpersonnelles ? L’apport de Donald Davidson

Fondements pragmatistes de l’institutionnalisme en économie. Théorie de la connaissance et théorie de l’action chez Veblen et Commons

Cet article a pour objectif de montrer que l’institutionnalisme de Veblen et Commons est une traduction originale du pragmatisme philosophique en science sociale. Ce lien entre pragmatisme et institutionnalisme est analysé à deux niveaux dont nous soulignons la continuité : le premier concerne la conception de la science et de la réalité ; le second concerne la conception de la rationalité économique et du comportement humain en société. Nous montrons que la vision pragmatiste des processus de pensée liés à l’action et à l’expérience implique un renouvellement tant de la méthode que de l’objet de connaissance qui caractérise l’institutionnalisme en économie.

Savamment juste. Notes sur l’épistémologie de la position originelle

L’article montre que l’idée de position originelle est porteuse d’une conception inadéquate sur la connaissance et se demande ensuite si cette conception affecte sa robustesse en tant que modèle d’impartialité. Cette vision d’une connaissance séparée ou détachable d’un esprit (trop) indépendant est contrastée avec une approche plus constitutive que Rawls avait dans son Outline for a Decision Procedure in Ethics : là, les juges compétents possèdent, non pas de simples connaissances, mais des vertus intellectuelles. La première suggestion est que, plus l’approche est constitutive, moins elle est consistante avec la symétrie des personnes. La deuxième suggestion est que, si la thèse du volontarisme doxastique direct est fausse, la position originelle ne peut pas être un guide du raisonnement tel qu’elle l’entend. Enfin, si ces arguments sont corrects, ils affaiblissent la thèse selon laquelle la position originelle exprime la justice procédurale dure.