Time, Mechanisms and Technology: Challenges of Abstraction and Decision in Realist Economic Theory

Résumé

Cet article soutient que la causalité au sens humien (mettant en relief la succession) qui fut la principale cible des critiques du Réalisme Critique de Bhaskar, demeure très présente dans le concept même de “mécanisme”. En effet, le concept de mécanisme implique une abstraction newtonienne du temps ignorée par le Réalisme Critique.

Plan

  • Introduction: the hidden ontology of mechanicism
  • Economics and abstraction
  • The nature of mechanism in critical realism
  • Time, mechanisms and cybernetics
  • Absence, constraint and mechanism
  • Abstraction and successionism
  • Decision, performance and play
  • Technology, teaching and absence
  • Conclusion

Article

[L’article peut être lu en intégralité sur Cairn]

Bibliographie

  • Bateson, G. 1971. Steps to an Ecology of Mind. Chicago: University of Chicago Press.
  • Baumann, Z. 2000. Liquid Modernity. Cambridge: Polity Press.
  • Beck, U. 1992. Risk Society: Towards a New Modernity. London: Sage Publications Ltd.
  • Bergson, H. 1990. Matter and Memory. Cambridge: Zone books.
  • Bhaskar, R. 1975. A Realist Theory of Science. Leeds: Leeds Books Ltd.
  • Bhaskar, R. 1993. Dialectic: the Pulse of Freedom. Verso: London.
  • Ellul, J. 1965. The Technological Society. London: Jonathan Cape.
  • En ligneFeenberg, A. 2010. Between Reason and Experience: Essays in Technology and Modernity. Cambridge: MIT Press.
  • Giddens, A. 1990. Consequences of Modernity. Cambridge: Polity Press.
  • Harré, R. and L. Van Langenhove (eds). 1999. Positioning Theory: Moral Contexts of Intentional Action. Malden: Blackwell.
  • En ligneHayek, F.A. 1937. “Economics and Knowledge”. Economica, vol. IV, pp. 33–54.
  • Heidegger, M. 1993. “The Question concerning technology”. In Martin Heidegger: Basic Writings, D.F. Krell. London: Routledge.
  • Hume, D. 1737. A Treatise on Human Nature. London.
  • En ligneKeynes, J.M. 1924. “Alfred Marshall, 1842–1924”. The Economic Journal, vol. 34, n°135, pp. 311–372.
  • En ligneLawson, T. 1997. Economics and Reality. London: Routledge.
  • Lawson, T. 2003. Reorienting Economics. London: Routledge.
  • Lovelock, J.E. 1972. “Gaia as seen through the atmosphere”. Atmospheric Environment, n°6 vol. 8, pp. 579–580.
  • Menger, C. 1963. Investigation into the Method of the Social Sciences with Special Reference to Economics. New York: New York University Press.
  • En lignePickering, A. 2010. The Cybernetic Brain: Sketches of Another Future. Chicago: University of Chicago Press
  • Shannon, C. and W. Weaver. 1948. A Mathematical Theory of Communication. Urbana: University of Illinois Press.
  • Simoff, S., M.H. Böhlen, and A. Mazeika. 2008. Visual Data Mining: Theory, techniques and tools for Visual Analytics. Berlin Heidelberg New York: Springer.
  • Watson, A.J. and J.E. Lovelock. 1983. “Biological homeostasis of the global environment: the parable of Daisyworld”. Tellus B (International Meteorological Institute), n°35 vol. 4, pp. 286–289.
  • Wiener, N. 1948. Cybernetics, or Communication and Control in the Animal and the Machine. Cambridge: MIT Press.

Mots-clés

Ontologie, Abstraction, Réalisme

Individu et société selon Walras

Les analyses modernes présentent l’équilibre général comme un archétype de l’individualisme méthodologique, permettant la conciliation des intérêts individuels grâce au marché. Cet article vise à montrer l’originalité et la spécificité du traitement de cette question par Walras. On montre d’abord que Walras considère que l’individu (soi-même) et la société (les autres) sont des données naturelles, qui coexistent nécessairement, récusant ainsi une ontologie individualiste. Mais Walras récuse aussi le holisme et il développe une analyse qui fait de l’individu et de l’État deux entités complémentaires et inséparables. Il en découle une vision du rôle économique de l’État très éloignée du libéralisme fondé sur l’individualisme. L’État doit intervenir pour rendre possible la libre entreprise en organisant les marchés et en maintenant la concurrence. Et, pour ce faire, l’État doit disposer de ressources propres, obtenues non pas grâce à l’impôt, mais par l’étatisation du sol.

Plan

  • Introduction
  • L’ontologie et la vision du monde de Walras
    • L’ontologie walrassienne
    • Individus et société
  • La théorie vraie d’une société juste
  • Walras, entre holisme et individualisme
  • Le rôle économique de l’État selon Walras
    • Le rôle de l’État dans le fonctionnement d’une économie de marché
    • Les revenus de l’État
  • Conclusion

[Télécharger l’article sur Cairn]

À propos du sens des modèles à base d’agent avec interactions complexes en économie

Résumé

L’économie cognitive considère les points de vue individuel (cognitiviste) et collectif (évolutionniste). La Modélisation à Base d’Agents (ABM) simulée par Système Multi-Agents (SMA) permet d’intégrer ces deux approches. Un SMA est un système complexe interactif, dont les propriétés sont génériques. Quel type d’explication attendre d’un ABM ?

L’argumentation s’appuie sur une décomposition de l’activité de modélisation, où l’ontologie occupe une place centrale. Le modèle est restreint à son système formel (syntaxique). Ses propriétés proviennent de sa structure (asémantique) : le sens doit être recherché dans l’ontologie associée. Comme un modèle formel peut avoir plusieurs ontologies, à quelles conditions une sémantique particulière a-t-elle un pouvoir explicatif en économie ? Le sens et le pouvoir explicatif des ABM est discuté selon deux approches du « monde dans le modèle » : « isolationniste » et « monde crédible ».

La discussion est illustrée par une famille d’ABM de choix discret avec influence sociale qui partage une structure formelle commune avec le modèle physique d’Ising, mais diffère par une formalisation auxiliaire des comportements d’agents. Ceci ramène au rôle des hypothèses cognitives et intensionnelles du programme cognitiviste, en regard de l’explication par les seules structures relationnelles, qui se limite aux relations entre l’action des agents et leurs effets macroscopique, sans se soucier de leurs déterminants.

Mots clés

ACE, Ingénierie et épistémologie des modèles, Ontologie, Modèles à Base d’Agent, Systèmes Complexes, SMA.

[Télécharger l’article sur Cairn]